Mille soleils splendides – Khaled Hosseini

Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quartoze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan. Mais parviendront-elles à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs, « mille soleils splendides »?

Mon sentiment
mille soleilsCe livre dormait dans ma bibliothèque depuis de longues années déjà. Offert par une amie, je ne l’ai pas lu tout de suite, car il est de ces livres qu’on ne peut pas lire à n’importe quel moment, j’ai donc choisi d’attendre, le bon moment, même si c’était en finalité une erreur.

Il n’en reste pas moins que lorsque je me suis remise à lire, j’ai eu peur de m’attaquer à un grand livre. Entendons par là un livre de plus de 150 pages. Alors, lorsque j’ai choisi ma première grande lecture, j’y ai vraiment mûrement réfléchi. Je me suis même fait la réflexion que j’avais l’impression de jouer ma vie tant je ne voulais pas me « planter » dans mon choix. Après une nuit de réflexion, j’ai choisi Mille soleils splendides.

J’ai pris mon temps pour le lire, presque 2 semaines, d’une part parce que je ne veux en aucun cas me forcer à lire, comme je me le suis promise à la réouverture de ce blog, mais également parce que ce n’est pas un ouvrage qu’on peut lire légèrement. En effet, des sujets délicats, bien trop d’actualité encore aujourd’hui.

Comme le synopsis l’indique, notre regard se pose sur deux femmes, Mariam et Laila.

La première que nous rencontrons, Mariam, fille illégitime, adolescente au moment de notre « rencontre » est mariée de force à Rachid, de trente ans son aîné. Pour ne spolier personne, j’ignorerai ici volontairement les événements qui amène notre héroïne à ce mariage bâclé, expédié mais surtout forcé.

Elle découvrira avec Rachid une multitude de première fois: première relation sexuelle, première burka, première grossesse, premier coup.

Lors de l’ensemble du récit, la guerre est omniprésente, nous vivons les bombardements, les conflits, les enjeux politiques.

Laila, que nous apprenons à connaitre dans le courant des chapitres est une enfant totalement différente de la Mariam torturée par les aléas de sa fratrie. Laila, joviale et attachante vit une relation d’amitié intense avec Tariq, jeune infirme, relativement attachant, absent par moment, mais que j’ai réellement de suite aimé. Cela lui vaut rumeurs et quolibets. Difficile à assumer dans un monde musulman très à cheval sur les règles de vie. Où s’arrêtera leur relation ? Il faudra lire Mille Soleils splendides pour le savoir.

Revenons à nos deux héroïnes. Le moment de l’arrivée de Laila dans la vie de Mariam est pour l’une comme pour l’autre un moment très difficile. Rachid, prend donc Laila comme épouse, elle aussi adolescente au moment de l’union. La jalousie s’installe, la haine aussi. Des enfants viennent rejoindre ce tableau déjà bien complexe.

Rachid, évidemment, est joie et bonheur à l’arrivée de Son Fils. Mais son naturel réapparaitra bien vite. Et cela débouchera évidemment sur le rapprochement de Mariam et Laila, de leur tentative de changement de vie, de leur union contre leur bourreau.

Je n’ai pas envie ici de dévoiler le pourquoi ou le comment, tout simplement parce que ce livre est un livre qu’il faut lire absolument, tant pour l’histoire que pour la qualité de l’auteur.

J’ai ressenti une multitude d’émotions durant ma lecture, le bonheur, le dégoût, la stupéfaction et même le mal-être. Il y a un florilège d’événements et tout autant de façon de les ressentir.

Il faut relever que le sujet de combats est omniprésent, et que malgré les années passées depuis que l’auteur a écrit ce livre, il suffit de changer les noms de protagonistes et les villes des esclandres pour se ressentir exactement dans le même contexte qu’à ce jour. Cela a été troublant pour moi, presque angoissant par moment.

J’ai vraiment beaucoup apprécié ma lecture, qui ne sera pas un coup de coeur parce que je ne peux donner un coup de coeur à un livre qui m’a fait avoir des hauts-le-coeur tant les scènes de violence étaient réalistes. J’ai vraiment plongé très rapidement dans les 409 pages que je n’ai pas eu une seule fois envie d’abandonner. Ma chronique est très décousue, je suis consciente et désolée mais je ne veux pas en dire trop. Je reviendrai à Khalid Hosseini, mais après mes trois dernières lectures, je vais avant cela me diriger vers une lecture un peu plus légère.

rose livrerose livre

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s