Dans la nuit de Daech – Sophie Kasiki

Sophie Kasiki est éducatrice en banlieue parisienne quand trois garçons qu’elle connaît quittent la France pour faire le djihad en Syrie, laissant leurs familles dévastées. Très vite, ceux qu’elle appelle « les gamins » reprennent contact avec elle. Sophie espère les convaincre de rentrer, mais c’est l’inverse qui va se produire.
En plein questionnement personnel, cherchant à donner un sens à sa vie, Sophie se laisse envoûter malgré elle par leur discours politique. Et, après seulement quelques mois de conversations quotidiennes, elle prend l’incroyable décision de partir pour Rakka, capitale de l’Etat Islamique. Elle emmène avec elle son fils de quatre ans.
Là, Sophie, bénévole à la maternité, découvre la ville vitrine de l’El, cosmopolite – on vient de tous les pays pour servir le califat – et sous contrôle étroit des djihadistes. Elle ouvre progressivement les yeux : Daech est une armée d’occupation, les Syriens tremblent et les gamins qu’elle a connus sont désormais des moudjahidine fanatiques et dangereux qui vont les séquestrer, elle et son fils, dès qu’elle manifestera son opposition.
Dans un pays où les femmes n’ont même pas le droit de marcher dans la rue sans leur tuteur légal, Sophie, armée de l’amour inconditionnel de son mari resté en France, va affronter tous les dangers pour sauver son fils et le ramener à la maison…

Mon sentiment
dans la nuitActualité faisant, j’ai déposé le livre que je venais de débuter (pas si loin du thème de celui-ci en fait) pour, une bonne fois pour toute, débuter une documentation personnelle, essayer de comprendre, mieux au moins, ce qui se passe sur notre planète. Saisir, même qu’un peu, ce qui peut « les » attirer, les enrôler, les formater.

J’ai donc décidé d’acheter des livres expliquant, relatant, esquissant Daesh. Tout d’abord, c’est « Daech L’Histoire de Régis Le Sommier » que j’ai lu et que je renonce volontairement à chroniquer. C’est un ouvrage qui explique la constitution de l’EI, un « voyage » au Moyen Orient, sur des terres hostiles. J’y ai saisi beaucoup de choses que je n’avais jusque-là pas forcément comprises. Une phrase résonne tout de même en moi: « on attaque l’Europe plutôt que les Etats-Unis parce que c’est le ventre mou de l’Occident » et me fait réfléchir…

Dans la foulée, c’est l’ouvrage que je résume ici que j’ai acquis. Récit d’une « repentie », d’une survivante, je dirais plutôt.

Sophie a goûté volontairement à l’EI, elle s’y est rendue, sans y être forcée et s’est frottée à ce sentiment de privation de liberté.

J’ai pour ma part, dévoré ce livre, pour savoir, connaître la fin.

J’ai été choquée qu’en 2015, une femme, adulte, mariée, mère de famille, cultivée et indépendante, puisse, « à cause » d’une dépression, décider de suivre son instinct et rejoindre des « amis » qu’elle avait fréquenté en France. J’ai été heurtée qu’égoïste, elle puisse sans sourciller, emmener son fils Hugo, quatre ans, dans un pays bouleversé par la guerre, le tout en mentant au papa de ce dernier.

Passé ces points qui me dérangent, j’ai été touchée par Sophie, battante, mère avant tout, très vite réveillée de sa naïveté par la réalité. J’ai été happée dans l’histoire, j’ai eu le ventre serré dans les moments de tension, les moments de fuite.

J’ai apprécié le passage où Julien, l’époux, devient le narrateur et donne sa version de l’histoire.

La fin, je ne la raconterai pas ici, je dirai juste que lorsque l’on pense que le pire est derrière, il y a parfois encore des embûches à traverser avant d’être vraiment libre.

Je me demande juste: Comment vivre après cela ?

En finalité, 235 pages que j’ai dévoré en 24h, un livre, qui au-delà du fait qu’il se passe sur un sujet bien trop douloureux en ces jours où l’Europe  souffre, est bien écrit et très agréable  et facile à lire.

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Providence -Valérie Tong Cuong

Modeste secrétaire, élevant seule son fils, Marylou est très en retard pour une importante réunion de travail. Coincée dans les embouteillages et le métro, elle finit par piquer un sprint, son lourd dossier sous le bras. Elle tente le tout pour le tout. Parfois la vie tient à une poignée de minutes. Albert Foehn est lui plutôt en avance, il a rendez-vous chez un notaire pour régler sa succession. À soixante-dix-huit ans il ne lui reste que quelques mois à vivre. En une fraction de seconde la vérité sur son existence éclate. Producteur de cinéma influent, père d’un grand fils dont il ne se sent pas proche, Tom veut demander sa main à la capricieuse Libby. Il en est très amoureux. Un stupide accident de vélo va changer la donne. La brillante Prudence,  » partner  » dans un cabinet de conseil réputé, a dû mal à se faire une place au sommet. La couleur de sa peau entrave son ascension. Mais parfois la vie vous remet les cartes en main. Un chien, un macaron à la violette, un suicide raté, l’explosion d’un immeuble, vont modifier le destin de ces protagonistes et les réunir dans un hôpital. Telle la chute de dominos, la providence, bousculant leur vie, s’amuse à redistribuer le jeu. Croisant le destin de personnages en mal d’amour, à la manière d’un brillant Magnolia, Providence est un roman choral qui pointe les solitudes de notre époque, les lâchetés et les compromissions de la société.

Mon sentiment
providence_8Un jour J, le même jour chacun, celui qui change une vie. C’est en une phrase comme cela que je résumerais ce livre.

Qu’on soit riche ou pauvre, on est les mêmes devant notre destinée. Une confiserie, une photocopie ou une phrase à l’arrachée peut faire changer les choses, du tout au tout.

Quand on entre dans ce petit livre, on est loin d’imaginer où il nous emmènera. Attrayant, surprenant, il m’a fait tantôt sourire, tantôt secouer la tête de négation, tantôt réfléchir. Il ne m’a pas laissé de marbre, c’est le moins qu’on puisse dire.

Les personnages touchants différentes marges de population, différents statuts professionnels, il vaut mieux finir sa lecture à la fin d’un chapitre, pour rester bien concentré.

Un livre très distrayant, avec une jolie fin, mais un livre qui finalement fait réaliser que, oui, c’est  bien vrai, on est peu de choses et la vie, notre vie, peut basculer d’une seconde à l’autre…

Une lecture « explosive » qui peut vraiment plaire facilement…

En bref: rose livrerose livre

L’élixir d’amour – Eric-Emmanuel Schmitt

 L’amour relève-t-il d’un processus chimique ou d’un miracle spirituel ? Existe-t-il un moyen infaillible pour déclencher la passion, comme l’élixir qui jadis unit Tristan et Yseult ? Est-on, au contraire, totalement libre d’aimer ? » Anciens amants, Adam et Louise vivent désormais à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, lui à Paris, elle à Montréal. Par lettres, tout en évoquant les blessures du passé et en s’avouant leurs nouvelles aventures, ils se lancent un défi : provoquer l’amour. Mais ce jeu ne cache-t-il pas un piège ?

 

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Mon sentiment
Il y avait bien longtemps qu’un livre ne m’avait pas fait cet effet: s’asseoir dans le train, et vite s’y remettre. Ni une, ni deux, me voilà plongé dans l’univers d’Eric-Emmanuel Schmitt, que j’avais découvert avec Oscar et la dame Rose et que j’avais vécu comme un réel coup de coeur. 

Je n’irai pas dire qu’ici j’ai eu le même ressenti, toutefois, je suis ressortie d’une lecture plaisir, avec l’envie de lire maintenant Le Poison d’amour.

Mais je m’éloigne du sujet, quelques mots quand même sur Adam et Louise. Un couple comme tant d’autres, essoufflé par les années passées et qui décide de se séparer et de se reconstruire aux antipodes l’un de l’autre.

Séparés de corps, mais pas d’esprits, nos deux protagonistes s’écrivent et se lisent. Jalousent, envient, pleurent, se remémorent…  Et pour finir, une apogée surprenante !

Prenant et surprenant, un petit livre charmant et charmeur que je conseille vraiment, pour un moment de détente. Lecture simple et aisée pour tout public.

En bref: rose livrerose livre

 

Redécouvrir la lecture autrement

livrelunette

J’avais, il y a presque deux ans maintenant, mis le mot fin sur mon ancien blog… fin d’une longue histoire livresque, fin d’aventure et début d’une nouvelle vie à de multiples points de vue.

Fini la lecture comme un marathon, fini les pages qui se tournent sans pause et sans arrêt, fini partenariats et autres services presses, c’est la panne de lecture qui m’a prise par surprise et qui a duré… longtemps, trop longtemps…

Mais depuis quelques jours, je suis ravie de lire, à nouveau… et l’envie de réouvrir mon blog a frappé… Alors, j’ai pris mon clavier et j’ai décidé de partager à nouveau, avec les copines livresques qui sont encore par là, je l’espère, mes lectures…

Un nouveau blog, me direz-vous.. oui parce que l’autre fort de mois d’absence ne veut plus que je m’y reconnecte.  Il est  ici ! Je prends ceci comme un signe…. un renouveau…

Nouveau blog, nouvelle vie, nouvelle aventure…

C’est aujourd’hui un blog plus épuré, sans doute un peu plus mature qui s’ouvre, avec mes lectures à mon rythme, sans pression, sans courses aux pages, qui prend naissance…

Au plaisir de vous retrouver ou découvrir…

Reve, comme révélation, encore… et encore….